Les mains m’ont toujours fasciné, par leur extrême
complexité, leurs multiples fonctions, leur symbolique... leur beauté !
« Organe de la préhension et de la
sensibilité » dixit Le Petit Larousse...
Tout est dit !
Préhension pour agir, construire, créer ; sensibilité pour caresser, ressentir, donner.
« La main est un chef-d’œuvre. A la fois, elle sent et elle agit. On dirait presque qu’elle voit.
C’est la disposition anatomique de sa peau et de son appareil tactile, de ses muscles et de ses os, qui a permis à la main de fabriquer les armes et les outils.
Nous n’aurions jamais acquis la maîtrise de la matière sans l’aide des doigts, ces cinq petits leviers, composés chacun de trois segments articulés, qui sont montés sur les métacarpiens et le massif osseux de la main.
La main s’adapte au travail le plus brutal comme au plus délicat.
Elle a manié avec une égale habileté le couteau de silex du chasseur primitif, la masse du forgeron, la hache du défricheur de la forêt, la charrue du laboureur, l’épée du chevalier, les commandes de l’aviateur, les pinceaux de l’artiste, la plume du journaliste, les fils du tisseur de soie.
Elle est propre à tuer et à bénir, à voler et à donner, à semer le grain à la surface des champs et à lancer des grenades dans les tranchées. »
Carrel, L’Homme, cet inconnu.